
Travailler en tant que plongeur en milieu hyperbare, au delà de l'idéal que l'on se fait d'un métier sous-marin, n'est pas forcément un choix évident. Bon à savoir, les activités « hyperbare » ne concernent pas seulement le domaine de la plongée puisque que l'on peut travailler en milieu « humide » ou « sec ».
Pour cela, une formation est obligatoire, l' I.N.P.P. (Institut National de Plongée Professionnelle) est le seul centre agréé à proposer la totalité des formations aux travailleurs intervenant en milieu aquatique et hyperbare. Elle est validée par un certificat d'aptitude à l'hyperbarie dont la validité est de 10 ans et d'un livret individuel dans lequel figure tous les renseignements concernant le travailleur. Toutefois, avant son embauche, le salarié devra subir une série de tests médicaux certifiant son aptitude, d'un point de vue médical, à effectuer sa mission.

Les contraintes liées à ce type de travail sont nombreuses. D'une part les horaires sont généralement décalés tels que la nuit, le week-end, ou selon la marée. D'autre part, le cadre ambiant peut laisser méditatif : eau boueuse, souvent froide, ou pour les plus chanceux, grosse mer. Mais il faut reconnaître que pour les passionnés, ceci n'est rien. Il est donc temps d'aborder le dernier chapitre : celui de la sécurité. Les accidents du travail qui peuvent survenir sont nombreux : baro-traumatismes, accidents biochimiques, de décompression, liés au froid, liés à la faune, noyades. Aussi, les risques étant importants, les règles de plongée sont strictes, et il est capital d'être dans une forme physique excellente. D'ailleurs, comme pour les footballeurs et les mannequins, c'est un métier à durée de vie limitée puisqu'il faut être âgé de 18 à 40 ans et s'astreindre à une visite médicale par an.
Passer toutes ses journées sans les effets de la pesanteur... Tout cela ne rebute pas forcément les mordus de plongée qui souhaitent exercer, avouons-le, un métier atypique, original et autrement passionnant que celui de bureaucrate. A ceux-là, un petit récapitulatif des mentions et des classes du C.A.H :
pour les niveaux d'accès (pression relative maximale n’excédant pas 4 bars pour la classe I, 6 bars pour la classe II, et de plus de 6 bars -mélanges gazeux- pour la classe III) et pour le type d'activités (activités de scaphandrier pour la mention A
-opérations de génie civil, travaux maritimes, pétroliers ou industriels-, autres activités sous marines pour la mention B -océanographes, biologistes, archéologues, photographes, caméraman, aquaculteur, corailleurs, oursiniers-, activités d’hyperbariste médicale pour la mention C
-médecins hyperbare , infirmières, aides soignantes, techniciens-, autres activités d’hyperbariste pour la mention D -soudeurs et tubiste hyperbares, plongeurs en simulation expérimentale en milieu sec-).
On finit par une petite vidéo sur le métier de scaphandrier :
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